« Je témoigne que leur vie est digne, simple et équilibrée »

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Témoignage de Denise Pitaval mère de Frère Xavier et Sœur Mechtilde

« Avec mon mari, décédé en 2018, nous connaissons la communauté depuis 1985. C’est mon fils qui nous l’a fait connaître. Il est entré dans la communauté en 1987 et ma fille en 1989. Je tiens à apporter le témoignage suivant sur la Famille Missionnaire de Notre Dame et sur le père Bernard et mère Magdeleine accusés d’abus de faiblesse.

L’un et l’autre de mes enfants n’ont pas fait l’objet de pression pour entrer. C’est librement qu’ils ont fait leur choix.

Je peux témoigner que nous n’avons jamais subi de pression financière de la part de la communauté et donc du père Bernard. Nous avons toujours été libres de donner ou de ne pas donner à la communauté. D’ailleurs, je trouve que la communauté est particulièrement discrète pour l’appel aux dons. Parfois je me demande si elle ne l’est pas trop. Beaucoup d’autres communautés ou associations n’ont pas cette retenue.

Je témoigne que leur vie est digne, simple et équilibrée.

Je côtoie très souvent la communauté. En effet, avec mon mari nous avons acheté une maison secondaire à St Pierre de Colombier. Ceci me permet encore de partager la vie de prière et les activités de la communauté que nous avons toujours beaucoup appréciées. Très souvent j’ai été mêlée de près à la vie directe des frères et des sœurs ; pas seulement aux moments des accueils. Je vais encore les aider régulièrement. En plus de 38 ans, vous comprendrez que l’on peut voir beaucoup de choses. S’il y avait un système d’emprise de la part de père Bernard et de mère Magdeleine ou autre il est évident qu’en plus de trente ans avec mon mari nous l’aurions perçu ; nous nous serions posé des questions.

Sur la question des soins, mes enfants ont toujours eu accès aux soins nécessaires : médecins, petites interventions chirurgicales.

Je ne suis pas coupée de mes enfants religieux. Je téléphone ou ils me téléphonent. Je les vois sur leur lieu de communauté, ils participent aux évènements joyeux et tristes de la famille. Je peux les voir à part sans la présence de d’autres membres de leur communauté. Lors mon veuvage, ils m’ont plus téléphoné plus pour casser la solitude et prendre des nouvelles.

Côtoyer la communauté m’a permis de rencontrer un grand nombre de personne venant de milieux et d’horizon très différents. C’est un lieu ouvert. Ils savent accueillir les gens simples comme les gens plus aisés. Il y a de nombreuses personnes venant des Îles ou du continent africain. Ce n’est nullement un club.

Mes enfants ne sont pas dépersonnalisés. L’un et l’autre ont gardé leur caractère propre. Ils sont eux-mêmes. Leur vie religieuse n’est pas un masque.

Pour toutes les raisons invoquées, ci-dessus, je conteste l’accusation d’abus de faiblesse portée à l’encontre du père Bernard et de la mère Magdeleine. »